Emmanuel Macron a rejeté la proposition de démission présentée par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à la suite des violences qui ont émaillé la mobilisation de ce week-end, a indiqué lundi l'Élysée.
Ces manifestations ont été déclenchées par la colère contre la vie chère, à la dégradation des services publics et à la situation dans les établissements scolaires.
Le chef de l'Etat a déclaré que Laurent Nuñez devait rester à son poste afin de garantir le maintien de la chaîne de commandement au sein de la police et des forces de sécurité, et lui a également demandé de mettre en place dès que possible de nouvelles mesures pour faire face aux pillards, a ajouté l'Élysée.
Les manifestations qui ont secoué tout le pays ont dégénéré en émeutes samedi: une mairie a été incendiée, des magasins pillés et des bâtiments recouverts de graffitis, tandis que des groupes violents ont affronté les forces de l'ordre dans plusieurs villes.
D'autres affrontements ont également signalés dimanche à Paris et à Marseille, où la police anti-émeute est intervenue pour empêcher des tentatives de saccage de commerces.
S'exprimant sur TF1, la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, a déclaré lundi que 557 placements en garde à vue, dont 433 concernant des personnes majeures avaient été effectués, après la journée de samedi.
Elle a ajouté ne pas pouvoir confirmer qu'il s'agit de membres du courant de l'ultra gauche.
(Sudip Kar-Gupta; version française Claude Chendjou, édité par Zhifan Liu)

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